Les troubles de la prostate : et si on regardait aussi du côté du vécu émotionnel ?
- Mathieu Girardot

- 28 févr.
- 3 min de lecture
La prostate est une glande masculine située sous la vessie. On en parle souvent à partir de 50 ans… parfois plus tôt. Hypertrophie bénigne, prostatite, élévation du PSA… ces mots peuvent vite devenir sources d’inquiétude.
Mais avant tout, rappelons la fonction biologique précise de la prostate, cela nous aidera à comprendre le sens des pathologies de la prostate.

À quoi sert la prostate ?
La prostate produit une partie du liquide séminal. Ce liquide crée un environnement favorable à la survie des spermatozoïdes.
Elle participe ainsi à la protection et à la transmission de la descendance.
C’est une fonction profondément liée à la notion de continuité, de protection et de transmission.
Quand la biologie réagit : et s’il y avait un sens ?
Dans la grille de lecture du sens biologique des symptômes, nous nous posons toujours la question :
« Si le corps réagit, quelle en est la raison logique ? »
Si la prostate produit davantage de tissu, cela peut être compris comme une tentative d’adaptation pour produire plus de liquide prostatique afin de créer un environnement encore plus protecteur.
Mais protéger qui ? Pas seulement au sens strict des spermatozoïdes… De façon plus symbolique, cela peut concerner :
Ses enfants
Ses petits-enfants
Une personne dont on se sent responsable
Parfois même une entreprise ou un projet vécu comme « sa descendance »
Le type de vécu émotionnel que l’on retrouve souvent
Dans mon accompagnement, je rencontre parfois des hommes qui traversent :
Une inquiétude profonde pour un enfant souvent dans un contexte considéré comme « inadmissible » par la personne
Le sentiment qu’un proche dont on est responsable est en danger moral ou physique
Le conflit en question est le plus souvent à la sexualité ou la génitalité
Ce sont des vécus souvent silencieux. Peu verbalisés. Parfois très anciens.
On pourrait résumer cela ainsi :
Un besoin intense de protéger, dans un contexte perçu comme menaçant que je ne peux pas admettre.
Et le PSA dans tout ça ?
Le PSA est un marqueur sanguin produit par la prostate. Une élévation peut avoir plusieurs causes médicales possibles et un suivi médical reste indispensable.
Mais biologiquement, une augmentation du PSA peut aussi correspondre à une phase où la prostate est en activité, en train de produire davantage.
La prostatite, une phase inflammatoire
La prostatite (inflammation de la prostate) peut être très douloureuse.
Dans une lecture biologique, toute inflammation peut correspondre à une phase de résolution. Cela débute au moment où la pression émotionnelle commence à se relâcher, en d'autres termes, une solution à la problématique de départ est trouvée au moins partiellement.
C’est souvent une période où :
On a parlé
On a compris
Ou la situation a évolué de façon favorable
Le corps « répare », et l’inflammation fait partie de ce processus.
Pourquoi en parler ?
Parce que beaucoup d’hommes vivent leurs troubles de la prostate dans le silence.
Et souvent, leurs conjointes me disent :
« Il ne parle pas beaucoup… mais il garde tout. »
Si vous êtes concerné, ou si votre conjoint l’est, l'idée n'est en aucun de se dire que tout est psychologique, mais plutôt de se demander « Et si le corps essayait de protéger quelque chose ? »
Mon approche
Dans mon travail, je ne remplace jamais le suivi médical. J’accompagne en complément, en explorant :
Le contexte émotionnel au moment des premiers symptômes
Les responsabilités vécues comme lourdes
Les inquiétudes non exprimées
Les conflits liés à la protection, à la transmission, à la sexualité
Avec une écoute fine, du travail corporel doux (on retrouvera fréquemment des douleurs lombaires basses associées...) et une mise en lien entre le corps et le vécu.
Un message aux hommes (et à leurs compagnes)
Par cet article, vous comprenez maintenant que les troubles de la prostate ne sont pas une question d’âge et encore moins une fatalité.
Trop-plein de responsabilités, impuissance à aider quelqu'un pour qui il existe une inquiétude profonde, difficulté à accepter une situation vécue comme « injuste » ou « déplacée » sont autant de situations à explorer pour accompagner l'évolution favorable des troubles de la prostate.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes… Peut-être est-ce le moment d’en parler !
Et si vous souhaitez approfondir cette approche ou poser vos questions, je suis disponible pour en échanger lors d’une consultation au cabinet.



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